22.06.2008
Fête de la musique à Tanà
Par Anjara N. & Vavah Rakotoarivonjy.
www.les-nouvelles.mg
Un peu partout dans la capitale, la musique a été au rendez-vous. En effet, la fête de la musique au pays a mobilisé un grand nombre d’artistes et a engendré une ambiance sans précédent.
Du jamais vu à Tanà! Presque une centaine de chanteurs et de musiciens, des acrobates, des princesses et héros de nos jours, des enfants déguisés en clown, des danseurs, des pratiquants de sports de glisse, des voitures de collections et même des travestis. Ils sillonnent, en plein jour, les rues de la capitale avec un convoi de voitures, long d’environ deux kilomètres. Un véritable carnaval. Et pour cause: la fête de la musique.
Comme de nombreux pays dans le monde, francophone en particulier, la Grande île a également célébré le 21 juin la fête de la musique. De nombreuses manifestations artistiques et culturelles se sont déroulées partout dans le pays. Mais celle de la commune urbaine d’Antananarivo en partenariat avec l’Alliance française d’Antananarivo et Telma, s’est distinguée, aussi bien par le nombre des participants que par la grandeur de l’événement. Le carnaval qui s’est terminé sur l’avenue de l’Indépendance, vers 17heures, ressemblait à un grand festival de musique européenne. Apparemment, il n’est pas comparable aux autres événements culturels qui ont eu lieu dans la capitale, ni dans le pays durant ces dix dernières années. Que ce soit par le nombre des participants que pour l’ambiance engendrée.
Au-delà de cette magie qui s’est particulièrement opérée dans les rues de la capitale et qui a déjà entraîné une liesse générale, le cœur de l’événement a été le grand podium sur l’avenue de l’indépendance. Tout Tanà s’attendait à un grand spectacle. C’est pourquoi, ni le froid, ni les crachins pénétrants de l’après-midi ne sont parvenus à disperser la foule en grand nombre qui s’est donné rendez-vous devant le nouvel Hôtel de ville. Une vingtaine de groupes environ, des jeunes talents et des professionnels se sont succédé sur scène depuis le début de l’après midi. Mais ceux que tout le monde attendait étaient l’enfant terrible de la chanson à texte Samoela, Fandrama et Lôla le maître de l’ambiance. Ils étaient comme à l’accoutumée, tout simplement magiques.
En face, CCAC, comme chaque année, célèbre la fête de la musique à sa manière. Vendredi soir, l’avant-goût de cette journée spéciale a mis en scène des artistes traditionnels qui font sonner la musique du terroir. La salle, comme chaque vendredi d’ailleurs, a bien été remplie. Le samedi, ce fut une toute autre couleur. Une dizaine d’artistes se sont relayés sur scène pour prendre le micro.
Dès 16h, le groupe ADN fait sonner son pop rock bien ficelé, histoire de mettre le public dans l’ambiance. Avec deux morceaux, le groupe a bien pu se défendre. Puis, Naday et son line-up monte sur les planches. Avec un style plus innovant, Naday ne manque pas de rappeler que la scène est d’abord un spectacle en la remplissant de ses sons, mais aussi de sa présence. Manïa prend le relais pour un rock plus hard. Les groupes de rap ont fait leur show après que le gros son soit passé. La fête s’est terminée sur une belle note de solidarité, et le public qui a rempli la salle du CCAC a continué la soirée en pleine rue, pour le grand bal populaire de la commune.
La formule devient traditionnelle. Tous les ans, le 21 juin, les journalistes de la presse écrite spécialisés dans la rubrique Culture se donnent rendez-vous au Piment Café pour s’y produire devant les artistes et autres acteurs du secteur showbiz. Samedi, ils ont tous répondu présents à quelques têtes près. Ayant troqué leur plume contre le clavier, la guitare basse ou encore la batterie, ils ont animé une soirée bien arrosée. Sans vouloir prétendre prendre la place des artistes, ils se sont toutefois fait aider par quelques musiciens, Rolf, Fataka, Jimmyx, Théo… qui ont bien voulu partager cet instant spécial. En toute convivialité !
22:59 Publié dans Tanàna miaina | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.06.2008
Résidences présidentielles
La société Anhui foreign economic construction group (Afecc) n’aura qu’une dizaine de mois pour construire les 54 villas présidentielles qui accueilleront le sommet de l’Union africaine en 2009. Ces villas seront privées mais mises à la disposition de l’Etat pendant deux mois avant de rejoindre le marché immobilier.

La cérémonie de la pose de la première pierre pour les 54 résidences présidentielles pour le sommet de l’Union africaine au mois de juillet 2009 a eu lieu hier à Antanetibe Antehiroka en présence des membres du gouvernement et des responsables de la société Afecc, chargée de la construction du village africain Ce nouveau village est une expression concrète du partenariat public-privé d’après le premier ministre Charles Rabemananjara : « En effet, la réalisation est prise en charge par le groupe Afecc, et l’Etat, quant à lui, a mis à disposition le terrain, d’une contenance de 12 hectares » a-t-il ajouté. Les travaux doivent être achevés à la fin du mois de mai 2009 et les villas, qui appartiendront au groupe Afecc selon le contrat établi avec l’administration, seront mises à la disposition de l’Etat pendant deux mois, avant d’être commercialisées ou rentabilisées.
Jiang Qingde, président directeur général de l’Afecc, pour sa part, a annoncé que tous les matériaux utilisés pour la construction des villas seront importés de Chine sur un seul bateau de 20 000 tonnes. Ce chantier représente un gros investissement selon le président de l’Afeec puisque le budget alloué aux travaux s’élève à plusieurs millions de dollars. « Cette mission est difficile, le délai d’exécution est trop court et l’investissement est important mais les villas seront prêtes à temps », a affirmé Jiang Qingde. Entre 300 et 400 ouvriers qualifiés chinois débarqueront temporairement sur la Grande île pour assurer la réalisation à temps des travaux avec quelque 2000 ouvriers malgaches. Les équipes travailleront jour et nuit et s’occuperont des villas et de l’aménagement extérieur dont la route menant au village.
Le ministre de la Réforme foncière du domaine et de l’aménagement du territoire, Marius Ratolojanahary, a pour sa part affirmé que des études sur le choix de la société chargée de la réalisation des villas ont mené au groupe Afecc qui répond aux critères requis tant sur le plan financier que sur le plan professionnel. Il a ainsi ajouté que l’Etat recevra les villas de luxe clé en main, meublées et prêtes à l’emploi. Le groupe Afecc est présent dans le pays depuis 16 ans et compte déjà plusieurs infrastructures de grande envergure à son actif dont le palais des Sports à Mahamasina et le nouveau centre de conférence internationale à Ivato qui sera inauguré jeudi prochain.
a
21:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.06.2008
Hôtel de ville
La cérémonie de pose de la première pierre pour la reconstruction de l’hôtel de ville d’Antananarivo s’est tenue à Analakely, samedi dernier. Szlon les explications du maire de la ville, les travaux devront être achevés avant la célébration des 50 ans de l’indépendance malgache, c’est-à-dire avant le 26 juin 2010. Le budget total de cette reconstruction s’élèvera à 2,4 milliards d’ariary et des architectes de renoms tels Mamy Rajaobelina ou encore Pardon s’y attelleront. «On essayera de reconstruire quelques chose qui ne détonnera pas par rapport à l’image originelle des arcades d’Antananarivo. Toutefois, ce sera modernisé, surtout pour la décoration de son intérieur.» Tels étaient les propos du maire lors de sa présentation. Et il a également réitéré : «je ferai tout mon possible, tant intellectuellement que financièrement pour relever ce défi. Chaque pays possède son hôtel de ville et Tsimbazaza ne l’a jamais été pour Antananarivo. Il serait donc grand temps de redorer Antananarivo par un vrai édifice digne de ce nom pour que Madagascar tout entier en soit fier.»
Le maire incite également les bienfaiteurs et bénévoles, tant civils qu’étatiques, à l’aider dans cette démarche. En effet, «bâtir ne peut être l’oeuvre d’une seule personne (Ny tao-trano tsy efan’ny irery)» affirmait-il. Il a également mentionné que la moitié du budget prévisionnel (c’est-à-dire 1,2 milliard d’ariary) est déjà disponible. Un fonds qui ne vient pas cas de la caisse propre de la commune mais de donateurs dont le président de la République et d’autres encore. Par conséquent, Andry Rajoelina incite monsieur tout le monde à verser des fonds pour pouvoir terminer ce travail d’Hercule à temps.
Le plan de reconstruction a également été mis au grand jour samedi dernier. Tout d’abord, pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de visiter ce bâtiment il n’y aura pas de grand changement car le maire a tenu à ce que les salles soient érigées comme à l’époque. «Ce sera donc comme si l’hôtel de ville a toujours été là mais qu’il a tout simplement rajeuni et modernisé» a ajouté le maire. Seulement, pour pouvoir assurer ces travaux, il a fallu faire appel à un expert. Et en réponse, ce n’était pas seulement un expert mais des groupements d’experts en bâtiments qui vont travailler d’arrache-pied pour garder l’esprit original de De Cantalou lorsqu’il a construit les arcades à l’époque, tout en apportant quelques touches de modernisation. Rajaobelina, représentant le groupement des architectes malgaches, ainsi que Pardon, représentant les experts étrangers se sont même lancé le défi comme quoi, cet édifice sera érigé à l’image de la fierté de chaque Malgache qui le visitera. En tout cas, cet hôtel de ville aura un étage en forme de mezzanine et il y aura un grand salon pour les grandes réceptions, un musée, des salles de réunion, des bureaux et bien d’autres encore…
L’hôtel de ville a été construit par l’architecte De Cantalou vers 1935 et son inauguration a eu lieu le 7 mars 1936 avec les personnalités mondaines d’Antananarivo, ainsi que quelques membres de l’équipage du bateau Jeanne d’Arc. 36 ans après, le mouvement populaire de mai 1972 a brûlé l’édifice. 36 années après, le 17 mai 2008, le septième maire de la ville, Andry Rajoelina a lancé le défi de sa reconstruction.
Décidément, le chiffre 36 est donc à retenir mais espérons que 36 années plus tard, l’édifice sera encore là, et pourquoi pas, rénové à nouveau ?
«La levée de fonds en vue de reconstruire l’hôtel de ville date de l’époque où Guy Willy Razanamasy était à la tête de la commune d’Antananarivo. Il est grand temps que la reconstruction se concrétise» déclare Randrianasolo Raveloson, chef de service des archives nationales. D’après l’analyse des archives relatives au 13 mai 1972, date à laquelle l’hôtel de ville a été incendié, et ce qu’il a vécu, ce responsable souligne que le malaise a débuté dès 1971. «Le diplôme délivré par la faculté de médecine de Befelatanana n’était pas reconnu au même titre que celui délivré par la faculté de médecine d’Ankatso. Cela a engendré des frictions entre les étudiants et le dialogue n’a abouti à aucun consensus» explique-t-il. Et de continuer : «Ce malaise a fait tâche d’huile pour toucher l’enseignement général et la fonction publique. La situation a pris une tournure politique d’autant plus que la plupart des étudiants d’Ankatso étaient partisans du MFM. Des grèves ont eu lieu, même à Fianarantsoa. La mort de Modeste Randrianarisoa, étudiant à Ambalavao, suite à un affrontement avec la Force républicaine de sécurité (FRS), était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Dans la nuit du 12 mai 1972, la FRS a effectué un coup de force à Ankatso. Cela s’était soldé par l’exil d’étudiants à Nosy Lava. Le lendemain, l’hôtel de ville a été incendié».
Toujours selon les explications de Randrianasolo Raveloson, «Le discours du président Tsiranana quant à l’intervention de la FRS à Ambalavao a été compris de travers par la population. En gros, il disait qu’aucun recours à la violence n’avait eu lieu et que si c’était le cas il y aurait eu cent ou mille morts. Mais la population, déjà sur le qui-vive, a cru comprendre que le président menaçait de tuer cent ou mille personnes». Et d’ajouter : «Tsiranana avait demandé l’intervention de l’armée française, dont les casernes se trouvaient à Arivonimamo et à Diego, mais elle avait refusé l’ingérence. Et le 18 mai 1972, Gabriel Ramanantsoa était devenu président».
07:33 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.02.2008
Rem kely alou
MIANDRY KELY FA MISY BLEME E
21:39 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note